LH Confidential
RABASTE Antoine
En images et en textes, Le Havre est une scène propice au cinéma depuis Le Chien andalou de Luis Bunuel jusqu'au dernier film de Ari Kaurismaki, présenté à Cannes en 2011 intitulé simplement : Le Havre
En images et en textes, Le Havre est une scène propice au cinéma depuis Le Chien andalou de Luis Bunuel jusqu'au dernier film de Ari Kaurismaki, présenté à Cannes en 2011 intitulé simplement : Le Havre
Natacha Alexandre et Frédérique Jacquemin, convoquent ici les anciens (Coleridge, Hugo, Verlaine, Baudelaire…) et les modernes (Ponge, Michaud, Maulpoix, Quéffelec…) pour rendre un hommage magnifique à la poésie de notre mer nourricière.
Dans les années 1850, Jules Verne (1828-1905) fréquenta Jacques Arago, un explorateur devenu aveugle, chez qui il rencontrait de nombreux passionnés du voyage. Là, il prit goût aux exploits de ceux qui revenaient des pays lointains et s’enthousiasmait avec ceux qui partaient explorer des terres vierges.
Il publia entre 1870 et 1880, chez son éditeur Hetzel, une Découverte de la terre : Histoire générale des grands voyages et des grands voyageurs, publiée en quatre volumes, et illustrée de dessins, de fac-similés de documents anciens remarquables et de cartes, en partie reproduits ici.
Puisant largement dans les récits et les journaux de bord des explorateurs européens, aidé par Gabriel Marcel, géographe attaché à la Bibliothèque nationale, le célèbre romancier a retracé le parcours de ces héros de l’aventure authentique qui partirent à la rencontre de l’inconnu au péril de leur vie.
Victor Hugo vécut presque vingt ans dans les îles Anglo-Normandes. Poursuivi par la police de Louis-Napoléon Bonaparte après le coup d’État du 2 décembre 1851 auquel il s’était publiquement opposé, il s’est enfui avec sa famille à Bruxelles en 1852, puis la même année partit pour l’île de Jersey et enfin, en 1855, à l’île de Guernesey où il demeura jusqu’à son retour d’exil en 1870. C’est dans cet exil “fructueux” qu’il a construit une grande partie de son œuvre. Qui d’autre que lui pouvait parler de ces lieux aimés malgré la contrainte avec tant de vigueur et de justesse dans un roman magistral qui se voulait un hommage particulier aux habitants de ces îles.
Texte extrait de Les Travailleurs de la mer, publié en 1866