Thème exil

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4 ouvrages, classés par date de parution
  • Nouvelles du Soudan

    Ahmad Al-Malik , Stella Gaetano , Hisham Adam , Abdulaziz Baraka Sakin , Abdelghani Karamallah , Rania Mamoun

    Nouvelles traduites de l'arabe par Xavier Luffin.

    Le Soudan est un immense pays abritant une mosaïque de cultures, de langues et de religions : Nubiens et Arabes, mais aussi Fur et Massalit à l’ouest, Dinka et Nuer au sud, Beja à l’est, les uns étant musulmans, les autres chrétiens ou animistes…

    Hormis Tayeb Salih, auteur de Saison d’une migration vers le Nord, un roman qui a connu un franc succès tant dans le monde arabe qu’en Occident, peu d’écrivains soudanais ont réussi à faire entendre leur voix à l’extérieur de leur pays. Ce recueil de nouvelles entend faire connaître quelques-uns d’entre eux qui abordent, souvent avec humour, les difficultés auxquelles sont confrontés leurs compatriotes depuis plusieurs décennies : guerre, misère, clivages confessionnels et ethniques, exil... Ils viennent des quatre coins du pays mais s’expriment tous en arabe. Ils nous content les aventures d’un citadin venant d’acquérir un char, de villageois fâchés contre les dieux, d’un enfant des rues embourbé dans la misère de la capitale ou encore d’un âne en manque de reconnaissance.

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  • Les Arméniens

    Élisée Reclus

    Ce récit d’Élisée Reclus (1830-1905) est extrait de la Nouvelle géographie universelle, son œuvre magistrale en dix-neuf tomes. Géographe d’exception, libre penseur, exilé en Suisse après la Commune, il y décrit l’état du monde avec une précision d’entomologiste. Grand voyageur lui-même, il ne put être témoin de tout ce qu’il rapporte, mais sut donner force et vigueur aux informations reçues de ses correspondants. Les descriptions géographiques, et celles des peuples, des villes et des nations d’Asie centrale, publiées dans les années 1880 une génération avant le génocide de 1915, permettent au lecteur contemporain de découvrir les racines du peuple arménien et de mieux comprendre les enjeux de cette région du monde. Elisée Reclus présente l’Arménie, son histoire, sa culture et son organisation politique et sociale. 
    La valeur historique de son texte est incontestable. Préfacé par Vartan Berberian, Les Arméniens redonnent leur vraie dimension à ceux qui ont toujours préféré « se faire étrangers sur la terre étrangère que de rester esclaves dans la patrie ».

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  • Arménie, une passion française

    Claire Mouradian

    Ouvrage coédité avec le musée de Montmartre.

    À l’occasion d’une exposition originale et forte, le musée de Montmartre présente ici les péripéties de la longue union entre la France et l’Arménie. Cette passion est née dans la douleur quand, face à la férocité dont ils ont été victimes, les Arméniens sont devenus une cause vivement défendue par les artistes et les intellectuels français, montmartrois pour beaucoup. 

    Avec le soutien d’un comité scientifique sous la présidence de Jean-Pierre Mahé, membre de l’Institut et sous la plume de nombreux spécialistes : Claire Mouradian, Anahide Ter Minassian, Hélène Strapélias, Edmond Khayadjian, Vincent Duclert, Rémi Fabre, Gilles Candar, Léon Ketcheyan, Alexandre Siranossian, Andrée Mastikian, Gilles Pécout et Dzovinar Kévonian ce livre-catalogue met en valeur cette riche relation illustrée par une belle et abondante iconographie.

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  • Louise-Michel, exil en Nouvelle-Calédonie

    Émilie Cappella

    La répression de la Commune ne s’est pas achevée sur le carnage de la « Semaine sanglante » : le 23 mars 1872, le gouvernement déporte les communards survivants en Nouvelle-Calédonie. Le voyage forcé à bord de la Virginie de Louise Michel (1830-1905) est le prélude à l’incroyable engagement d’une pionnière en faveur des Canaques. 

    L’exil sur une terre encore sauvage révèle à Louise Michel sa vocation d’ethnologue. Elle s’intéresse aux mœurs canaques, à leur langue, apprend leurs légendes et leurs chants, avant de leur consacrer deux ouvrages qui représentent aujourd’hui de précieux documents ethnographiques. Mais la politique n’est jamais loin. Lorsque les Canaques se soulèvent contre les colons français, les déportés se rangent du côté de la répression. Pour Louise au contraire, le combat des Canaques s’apparente à celui de la Commune. Au nom des insurgés de tous les pays, elle leur fait don de l’écharpe rouge. Poète et visionnaire, Louise Michel ouvre une ère nouvelle, où droits et libertés s’acquièrent peu à peu comme les biens inaliénables de l’humanité.

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