Nouvelles de Malaisie

Lahuma le paysan pauvre a tragiquement disparu, meurtri par des ennemis cruels. Une longue sécheresse, une inondation, un serpent, des piquants venimeux, des rats, des crabes et des oiseaux ont porté malheur à une famille innocente et démunie. Toute sa vie, Lahuma a affronté les ennemis avec ses quatre membres. Il s’est battu pour défendre sa rizière, mais ils l’ont attaqué sans relâche. Il en est mort, dans la souffrance. Avant de mourir, Lahuma a laissé un testament à Jeha, sa fidèle épouse. Le testament disait à peu près ceci : « Il n’y a que la rizière pour que nos enfants puissent vivre. Il faut veiller sur elle afin que nos enfants et nos petits-enfants ne meurent pas de faim. Sois prête à affronter les ennemis qui tenteront de détruire notre rizière. Ne t’avoue pas facilement vaincue. La graine de riz est notre existence, le riz notre vie, la rizière notre fierté. » » « 

Résumé

L’utilisation du nom de « Malaisie » pour désigner la péninsule malaise est récente. Ce nom est la francisation de Malaya dans l’expression « British Malaya » (Malaisie britannique) par laquelle les Anglais désignaient, à partir de la fin du xixe siècle, les territoires qu’ils contrôlaient sur la péninsule.

Jusqu’en 1912, le nom de « Fédération de Malaisie » ne s’appliquait qu’à l’entité créée en 1896 par les Britanniques et devenue indépendante en 1957, « l’Union malaise » (Malayan Union). Celle-ci regroupait, dans la péninsule malaise, les États malais, qui avaient auparavant le statut de protectorats, et les Strait Settlements, c’est-à-dire les colonies de Malacca, Penang et Singapour.

Lorsque les territoires britanniques de Bornéo, Sabah et Sarawak deviennent indépendants en 1963 et acceptent de rejoindre la Malaisie, la nouvelle entité est baptisée du néologisme de « Malaysia ».

En français, « Malaisie » avait à l’origine un autre sens. En 1831, Jules Dumont d’Urville proposait à la Société de géographie de Paris une organisation de l’Océanie en quatre parties : la Polynésie (« les nombreuses îles ») ; la Mélanésie (« les îles noires ») ; la Micronésie (« les petites îles ») et la Malaisie. Par ce dernier nom, Dumont d’Urville entendait une région regroupant l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines actuelles. À l’époque, en effet, on considérait que les habitants de cette région pouvaient être désignés par le terme englobant de « Malais ».

Au sens strict du terme, les Malais sont les populations qui parlent la langue malaise et qui habitent le littoral oriental de l’île de Sumatra, les îles Riau, la péninsule malaise et le littoral de l’île de Bornéo. Le traité de Londres de 1824 entre Anglais et Hollandais se traduira par un partage en deux de ce monde malais.  C’est sur cette diversité d’origines et de luttes coloniales que s’est fondé le pays ; et la qualité des textes réunis pour ce volume nous le font mieux connaître.

Informations

ISBN 978-2-35074-315-8
Date de parution février 2016
Façonnage Broché
Dimensions 20 x 13 cm
Pages 144
Illustré Non

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Prix :

12,00