Japon, carnets d’un explorateur

C’était au moment où se déroulaient en Extrême-Orient les graves événements fixant l’attention du monde entier qu’il semblait intéressant de voir chez eux les belligérants, et plus particulièrement celui auquel jusqu’alors paraissait avoir souri la victoire… La visite du Nippon figurait à notre programme de voyage après un coup d’œil jeté à la Chine, et, quoiqu’il arrivât, nous étions résolus à lui accorder quelques semaines. Aussi, profitant du passage d’un paquebot français à Shanghai, nous mîmes le cap sur le Japon, ce pays dont la rapide évolution a, on peut le dire, dépassé toutes les prévisions et causé tant de surprises, quand on songe qu’il ne s’est pas écoulé un demi-siècle depuis son réel contact avec les nations européennes. Sans refaire ici l’histoire japonaise, on ne peut cependant pas oublier qu’en dehors de quelques missions envoyées en Occident et dont la première remonte à la fin du xvie siècle, le peuple japonais n’avait pas voulu frayer avec les Puissances se proclamant les foyers de la civilisation, et qu’il n’avait paru vouloir tenir aucun compte des avantages du progrès.C’est tout au plus s’il avait permis aux navires de ces diables de l’Occident de pénétrer dans le beau fjord de Nagasaki. Il fallut s’insurger contre cette obstruction pour obtenir l’ouverture de quelques ports ; et même quelques années après, en 1863, les Anglais portèrent le fer et le feu jusque dans la mer intérieure. Ce n’était là que le prélude des perturbations dont le résultat devait être comme un remaniement du Japon. Lui aussi allait passer par une de ces phases toujours critiques pour un peuple, mais il allait y puiser comme une vie nouvelle. Le trône de son empereur, ébranlé pendant des siècles par la puissance de ces maires du palais, les shoguns, allait être consolidé, et ainsi la race, d’origine divine d’après la légende, des mikados (empereurs), inaugurait une ère nouvelle.La féodalité japonaise disparaissait ; un régime constitutionnel avec un Parlement était appelé à administrer le pays sous l’autorité du souverain, et le peuple japonais devenait électeur et allait être appelé à savourer les joies du suffrage universel.

Résumé

Gwenaëlle Trolez, au fil de ses publications originales, a su séduire, puis conquérir, un public exigeant mais toujours sous le charme de ses splendides créations. 

Après l’Afrique subsaharienne et l’Algérie des années 1900, restée fidèle à ses techniques de métamorphoses, l’artiste s’est inspirée cette fois d’une collection de photographies des années 1880 pour recomposer le mythe du voyage au Japon, en suivant le fil du récit du géographe Eugène Gallois (1856-1916), voyageur étonné.

Informations

ISBN 978-2-35074-226-7
Date de parution septembre 2012
Façonnage Relié
Dimensions 21 x 27 cm
Pages 96
Illustré Non

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25,00